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L’actualité numérique des industries de santé

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    La France et l'Europe manquent de plateformes d'intégration des données de santé (Sanofi)

    PARIS (TICpharma) - La création du Health Data Hub en France va contribuer à favoriser l'innovation médicale par le traitement de volumes massifs de données de santé, mais le pays, et plus généralement l'Europe, souffrent encore d'un "vrai déficit" en plateformes d'intégration de données issues de plusieurs sources, a observé Bernard Hamelin, directeur monde de Sanofi en charge de la production de preuves médicales.

    Lors d'un déjeuner presse organisé en avril, Bernard Hamelin s'est livré à un exercice de comparaison du positionnement et de l'avancée des différents pays en matière de traitements de données de santé visant à "alimenter" l'innovation médicale.

    Il a fait état de trois "éléments absolument centraux" à prendre en compte pour mener ce type d'analyse: la possibilité d'accès à des données de qualité, le développement d'outils analytiques capables de traiter de grands volumes de données, et la capacité à disposer d'une bonne "tuyauterie", à savoir de plateformes d'intégration des données qui permettent de "positionner" des données de différentes sources dans un même environnement informatique pour y appliquer des traitements à grande échelle.

    Ces plateformes ont été qualifiées par Bernard Hamelin d'"absolument critiques" car répondant aux problématiques rencontrées par l'industrie face à la "très grande richesse" des formats de données à disposition dans le secteur de la santé, qu'il s'agisse de données administratives, de données médicales, structurées ou non, ou de données générées par le patient lui-même, par exemple via des objets connectés.

    Les plateformes d'intégration ont "un impact majeur sur la vitesse à laquelle on peut analyser ces données, et sur les conclusions que l'on peut en tirer", a souligné Bernard Hamelin, pointant les déficits français et européen en la matière.

    Dans la course internationale à l'innovation médicale par le traitement de données, la France peut toutefois se prévaloir de "grandes forces" en termes d'outils développés pour analyser les données et aider les professionnels de santé et le système de soins dans son ensemble à "optimiser les prises en charge", a poursuivi le directeur monde de Sanofi.

    "Il y a actuellement toute une série d'entreprises qui se développent à vive allure pour développer des applicatifs faisant en sorte que le système opère de mieux en mieux", a-t-il mis en avant, voyant dans l'Hexagone "un des pays les plus avancés" dans ce domaine.

    Il a cependant déploré les problèmes de financement auxquels sont confrontées ces entreprises, avec la question de la prise en charge de ces outils par la sécurité sociale et du modèle économique de ces activités.

    Progrès attendus sur l'accès aux données

    Concernant l'accès à des données de santé de qualité, la France "est en train de faire de grands progrès pour être parmi le peloton de tête" à l'échelle mondiale, a noté Bernard Hamelin.

    Reconnaissant que la Chine et les Etats-Unis sont "déjà très en avance" sur l'accès à des données de santé de qualité, il a estimé que le Health Data hub, dont la création est prévue dans le projet de loi "relatif à l'organisation et à la transformation du système de santé" adopté en première lecture à l'Assemblée nationale fin mars, est un "bon signal" en France mais qu'il "ne sera là que pour rattraper une situation déjà très avancée dans les autres pays".

    Il a notamment pointé les progrès réalisés ces dernières années au Japon et aux Etats-Unis sur l'informatisation du dossier médical et la mise à disposition de "bases de données très riches à la fois sur le remboursement et sur les données médicales".

    En Europe, l'un des pays les plus avancés est le Royaume-Uni, a-t-il ajouté, évoquant la mise en place de bases de données cliniques comme celle du CPRD (Clinical Practice Research Datalink) par le National Health Service (NHS).

    Bernard Hamelin a salué la démarche "pragmatique" et "ouverte" engagée par les pouvoirs publics français avec la création du Health Data Hub.

    Il a assuré que Sanofi travaillait "étroitement" avec l'équipe de préfiguration de la plateforme pour étudier les partenariats et usages possibles des données hébergées. Il a notamment évoqué la possibilité de partager les données de la base Darwin, entretenue par le laboratoire, avec le Health Data Hub.

    Raphael Moreaux
    raphael.moreaux@apmnews.com

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