L’actualité numérique des industries de santé

    L’actualité numérique des industries de santé

    Etudes

    L’OCDE encourage le recours au numérique pour renforcer le suivi du médicament (rapport)

    BRUXELLES (TICpharma) - Dans un rapport commandé par l’Union européenne (UE), l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) préconise une plus grande utilisation des outils numériques pour collecter des données de routine et ainsi assurer un meilleur suivi du médicament.

    Le rapport, remis à Bruxelles lundi, encourage l’utilisation d’outils numériques comme les dossiers électroniques, les dossiers patients informatisés (DPI) et les bases de données médico-administratives (comme celles contenant les données de remboursement) pour évaluer le médicament et réduire les coûts pour le système de santé.

    Pour optimiser les volumes de production, assurer un meilleur suivi du médicament et permettre aux industriels comme aux chercheurs de développer plus efficacement les produits de santé, le rapport met aussi l’accent sur les données "collectées en routine".

    L’autorisation de mise sur le marché (AMM) d’un nouveau médicament (ou d’un médicament existant dans une nouvelle indication) se fonde actuellement sur les résultats obtenus dans le cadre d’essais cliniques, souvent randomisés.

    L'inclusion des patients dans le recueil et le partage des données de santé, et notamment des données en vie réelle, "peut améliorer" les recherches des industriels dans le développement des produits de santé, rappelle l’OCDE, qui précise que "certains travaux ont déjà pour but de dessiner un cadre méthodologique pour collecter, intégrer et analyser les données en vie réelle des patients".

    Ainsi, malgré un "grand potentiel", l'utilisation de ces données est aujourd'hui limitée par "un manque de données et de capacité de contrôler le partage de ces données", déplore l’OCDE dans son rapport.

    L’organisation recommande ainsi la mise au point d’un cadre méthodologique permettant de tirer les preuves de l'efficacité d’un médicament à partir de données recueillies en routine mais insiste sur le fait que cette approche doit "gagner en légitimité et en reconnaissance de la part des agences d'évaluation des technologies de la santé".

    Elle préconise également un meilleur "partage transfrontalier" de l'information par ces agences "tout au long du cycle de vie d'un produit".

    Aujourd'hui, les informations sont partagées au niveau de l’UE principalement par le prisme de la sécurité des médicaments et des activités de l'Agence européenne du médicament (EMA). Un projet d'évaluation commune des technologies de santé est toutefois en discussion au niveau communautaire.

    L'efficience en ligne de mire

    La Commission européenne a récemment posé la question de l'utilisation "efficiente" du médicament, dans un communiqué coïncidant avec le lancement de l'étude de l'OCDE.

    "Du point de vue des systèmes de santé, il est nécessaire de disposer d'une vision globale des politiques pharmaceutiques afin de mieux comprendre les facteurs pertinents qui influent sur la capacité des patients à accéder à des médicaments abordables et efficients dans des délais opportuns."

    "Une telle approche comprend à la fois les activités de pré-lancement, impliquant une démarche prospective sur les nouveaux médicaments en développement, et les activités post-lancement, qui concernent les prix et l'utilisation appropriée des médicaments", a commenté la Commission européenne.

    Pour cela, Bruxelles envisage de publier des fiches d'informations par pays sur la collecte et l’utilisation des données de santé des patients pour mieux guider les industriels et les institutionnels européens.

    Par ailleurs, outre les outils technologiques connus dans l’e-santé (dossiers électroniques, données de remboursement, e-prescription...), la donne évolue ces dernières années avec l’avènement du big data et de l’intelligence artificielle (IA).

    Plus efficace pour traiter des volumes massifs de données et développer des outils d’optimisation du système de santé et d’évaluation des produits de santé, l’IA a également permis, selon l’OCDE, qui l'évoque dans un autre texte, un glissement de l’ère de "la santé connectée" (eHealth) à celle de "la santé intelligente" (iHealth), plus efficace pour réduire les coûts, y compris pour le médicament, demain.

    Lire le rapport de l'OCDE

    Wassinia Zirar
    Wassinia.Zirar@apmnews.com

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