L’actualité numérique des industries de santé

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    Etudes

    Les étudiants accros à leur smartphone, mais pas aux applications santé (enquête Smerep)

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    PARIS (TICpharma) - Alors que la majorité des étudiants passe entre deux et six heures par jour sur leur smartphone, seuls 13% déclarent utiliser des applications mobiles médicales, selon les résultats d'une enquête nationale de la Smerep présentés le 28 juin.

    L'édition 2018 de l'enquête annuelle de la Smerep sur la santé des étudiants et des lycéens menée avec OpinionWay contient un nouveau volet consacré à la santé numérique.

    Le smartphone y apparaît comme un "outil indispensable" à la vie des jeunes de moins de 22 ans, note la mutuelle étudiante. Dans le détail, 20% des étudiants ont déclaré passer plus de six heures par jour sur leur téléphone, et un quart entre quatre et six heures par jour.

    Près de sept étudiants sur 10 consultent leur smartphone moins de 10 minutes après leur réveil, et pour un tiers des jeunes interrogés, la première utilisation de l'appareil a lieu moins de deux minutes après le réveil.

    Signe d'une certaine addiction, près de la moitié des étudiants (44%) se disent "incapables" de se passer de leur téléphone pendant une journée. Une part équivalente (42%) serait aussi incapable de ne pas consulter les réseaux sociaux, et près d'un quart ne pourrait pas ne pas répondre instantanément à un message ou à un mail.

    Les étudiants sont pourtant conscients de l'impact de cette consommation des nouvelles technologies sur leur santé. Les trois premiers impacts évoqués sont l'incidence sur la concentration et l'attention (56%), sur la qualité du sommeil (50%) et sur les relations sociales (45%).

    Sont également cités l'apparition de maux de tête (42%), de douleurs oculaires (42%), une sensation d'alerte constante (39%) et des impacts sur l'humeur (38%).

    L'enquête annuelle de la Smerep a interrogé les lycéens et étudiants sur leur utilisation d'applications mobiles pour leur santé.

    Il en ressort qu'une faible part (13%) des sondés a recours à des applications médicales (16% des femmes, 7% des hommes) pour la gestion de certaines pathologies chroniques comme le diabète, ou pour le suivi de la contraception.

    Cette proportion progresse à 37% lorsqu'on élargit à l'ensemble des applications "santé/bien-être" (comptage de pas, poids, nutrition), avec toujours une part plus forte de femmes (47%) que d'hommes (26%).

    La moitié de ces utilisateurs se disent confiants dans la protection qui est faite de leurs données personnelles par ces applications.

    L'enquête de la Smerep révèle aussi un important scepticisme des jeunes envers la télémédecine. Seuls 20% des étudiants se déclarent prêts à consulter un médecin en ligne ou l'ont déjà fait.

    Enfin, 47% des sondés répondent ne pas avoir confiance en la télémédecine et préférer consulter un médecin physiquement à son cabinet, et 9% indiquent avoir "peur" pour leurs données personnelles.

    Etude réalisée en ligne du 19 avril au 21 mai auprès d'un échantillon de 1.001 étudiants de France âgés de 16 ans et plus et de 1.000 lycéens âgés de 14 à 22 ans

    Raphael Moreaux
    raphael.moreaux@apmnews.com

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