L’actualité numérique des industries de santé

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    Etudes

    L'Institut Montaigne plaide pour un "Pacte innovation santé 2025" (rapport)

    PARIS (TICpharma) - Un rapport de l'Institut Montaigne diffusé le 14 mars appelle à un "Pacte innovation santé 2025" entre pouvoirs publics et industriels afin de concrétiser l'ambition de la stratégie nationale de santé (SNS) de la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn.

    Le rapport de 130 pages est issu des réflexions d'un groupe de travail coprésidé par l'ancien directeur général de LivaNova André-Michel Ballester et l'économiste de la santé Claude Le Pen.

    Les auteurs regrettent que le volet innovation de la SNS présentée par Agnès Buzyn en décembre 2017 (voir dépêche TICsanté du 27 décembre 2017) ne soit assorti d'"aucun plan global, cohérent et partagé" visant à "décliner cette ambition en actions".

    L'Institut Montaigne, think tank proche de la droite, plaide en conséquence pour un "Pacte innovation santé 2025" piloté par le ministère de la santé visant à ce que "la filière industrielle française retrouve son attractivité et sa visibilité à l’international, sans mettre en danger l’équilibre budgétaire de notre système".

    Les auteurs du rapport identifient quatre leviers d'action sur lesquels la France doit s'appuyer -la formation des talents, les écosystèmes, les financements et l'environnement règlementaire- qui donnent lieu à 19 propositions.

    En matière de financement, le constat déjà connu d'une faiblesse du capital-risque au regard de la profusion d'aides à l'amorçage en France est rappelé. Une proposition (déjà évoquée, notamment par France Biotech) de flécher les capitaux de l'assurance vie pour y répondre est mentionnée.

    Il est aussi proposé d'attirer dans l'Hexagone les grands fonds internationaux et, à l'hôpital, de créer des fonds pour l’innovation et de nouveaux modes de tarification valorisant la qualité et l’innovation dans les prises en charge.

    Encourager les transferts de technologies

    Du côté de la recherche publique, le manque de stratégie et de coordination dans le pilotage des financements dilue leur efficacité et ne permet pas de créer des effets de levier sur quelques priorités clairement identifiées, est-il considéré. Il est donc proposé de concentrer ces moyens sur "quelques priorités stratégiques".

    En matière réglementaire, domaine jugé complexe et instable, les délais d'accès sont jugés trop longs. Les auteurs demandent un audit de toute cette réglementation, une concentration de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de la santé (ANSM) sur quelques domaines prioritaires, la création d'une évaluation accélérée pour les produits les plus prometteurs, l'amélioration de la transparence des liens d'intérêts et la constitution d'une commission d’évaluation des technologies numériques de santé au sein de la Haute autorité de santé (HAS).

    Le rapport appelle à "encourager" les universités à développer des formations pluridisciplinaires en sciences de la vie et à adapter les filières de formation autour de quatre secteurs clés -biotechnologies, dispositifs médicaux, santé numérique et données de santé- tout en développant l'attractivité des carrières de chercheur. Ces propositions partent du constat que la France est "mondialement reconnue" pour la qualité de ses chercheurs mais peine à attirer des talents étrangers.

    Les auteurs jugent également que les écosystèmes français fonctionnent trop "en silo" et pas assez en synergie. Ils appellent à pérenniser les instituts hospitalo-universitaires (IHU), à faire émerger un "mega-hub" en santé "attractif et visible" et à faciliter les transferts de technologie en réformant "en profondeur" les sociétés d'accélération du transfert de technologies (Satt), ce qu'un rapport sénatorial avait suggéré en septembre 2017.

    Rapport "Innovation en santé: soignons nos talents"

    Youness Bousenna

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