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    Production pharmaceutique: Aspen centralise la remontée d'alarmes sur son site normand

    NOTRE-DAME-DE-BONDEVILLE (TICpharma) - Confronté au vieillissement du système d'alarme sur son site de production en Seine-Maritime, le groupe pharmaceutique Aspen a fait appel à Ascom pour uniformiser et centraliser la remontée et la gestion des alarmes à travers une plateforme logicielle, a témoigné auprès de TICpharma Kevin Harel, responsable automatismes et informatique industrielle d'Aspen.

    Le site de production d'Aspen à Notre-Dame-de-Bondeville est spécialisé dans le remplissage stérile de seringues en médicaments anti-thrombotiques injectables.

    Il comprend plusieurs bâtiments répartis sur 22 hectares, fonctionne 24 heures/24 et accueille plus de 650 salariés. Côté sécurité, le site s'est doté au fil des ans de plusieurs solutions de remontée des alarmes, qu'ils s'agissent de signaler un incendie, une intrusion, ou des incidents techniques sur les équipements de production.

    "Le temps faisant, plusieurs systèmes sont venus se greffer pour répondre à un seul et même objectif de remontée des alarmes. En fonction de l'alarme ou de la vétusté du système ou du bâtiment concerné, nous n'avions pas les mêmes processus et le même acheminement des alarmes", a expliqué Kevin Harel.

    Pour assurer une plus grande réactivité des équipes de sécurité, et centraliser les informations sur une même interface, le groupe sud-africain Aspen s'est adressé à Orange Business Services, qui l'a aiguillé vers le groupe de télécommunication Ascom et son logiciel Ascom Mercury.

    "L'intérêt de Mercury est de pouvoir communiquer avec des protocoles ouverts, dont le protocole OPC, qui permet de se connecter aux automates de production par exemple, sans besoin de modifier physiquement notre infrastructure", a témoigné Kevin Harel.

    "Toutes les alarmes dites critiques peuvent maintenant remonter au système central et alerter le bon groupe d'employés, par différents moyens comme des alarmes sonores, des appels téléphoniques ou des envois de messages textuels", a-t-il détaillé.

    Le paramétrage du logiciel permet de "trier" les alarmes issues de près de 250 points de remontée d'informations et de déterminer qui doit être informé lors d'un incident, qu'il s'agisse des services de sécurité ou de la maintenance technique.

    Le site de production a commencé à déployer la plateforme fin 2016 et dispose désormais de trois postes informatiques sur lesquels ses services ont la possibilité de visualiser l'ensemble des alarmes en cours.

    Une application mobile, intitulée SmartConnect, permet aussi aux agents de consulter la remontée d'alarmes pendant leurs rondes, ou de signaler un incident à la plateforme Mercury, via le réseau Wifi ou la 3G/4G.

    Cette application sert aussi de dispositif d'appel pour travailleurs isolés (DATI), permettant de lancer une alerte lorsqu'un agent intervenant seul dans une zone du site de production rencontre un problème ou perd connaissance.

    "S'il y a une chute ou un malaise, le changement d'inclinaison du téléphone porté par l'agent déclenche une alarme qui permet d'agir au plus rapidement", a précisé Kevin Harel.

    Le site a également troqué son système de puces RFID pour des balises NFC (Near Field Communication) sur lesquelles les rondiers peuvent scanner leur smartphone pour informer le PC sécurité de leur passage.

    Au total, le déploiement du logiciel Ascom Mercury qui comprend l'achat de licence et son intégration au système d'information du site de production français d'Aspen a représenté "entre 40.000 et 50.000 euros d'investissement" et le support et la maintenance du système représente "entre 1.500 et 2.000 euros par an", a indiqué Kevin Harel.

    A un an du déploiement du logiciel, le responsable automatismes et informatique industrielle d'Aspen a estimé qu'Ascom Mercury remplissait l'objectif de "faciliter l'utilisation et la supervision" du réseau d'alarmes.

    Raphael Moreaux
    raphael.moreaux@apmnews.com

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