L’actualité numérique des industries de santé

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    Politique

    Santé et numérique: ce qu'il faut retenir du mercato dans les ministères et administrations

    PARIS (TICpharma) - Qui dit nouveau gouvernement dit aussi composition de nouveaux cabinets ministériels et jeu de chaises musicales dans les administrations. TICpharma revient en détail sur les principales nominations à retenir dans le domaine de la santé et du numérique.

    C'est la suite logique de la formation d'un nouveau gouvernement: après que les anciens ministres ont rangé leurs cartons, les nouveaux entament la chasse de leurs directeurs de cabinet et de leurs conseillers. Avec une nouveauté pour ce quinquennat 2017-2022: un décret du président de la République, Emmanuel Macron, a limité à dix le nombre de conseillers pour un ministre, à huit pour un ministre délégué et à cinq pour un secrétaire d'Etat.

    Au ministère des solidarités et de la santé, le directeur du cabinet d'Agnès Buzyn, Gilles de Margerie (énarque travaillant jusqu'à présent pour le groupe de protection sociale Humanis), et la cheffe de cabinet, Sophie Ferraci (ex-cheffe de cabinet d'Emmanuel Macron à Bercy) ont été désignés par un arrêté paru au Journal officiel du 24 mai.

    Un arrêté paru au Journal officiel du 4 juin a complété l'équipe de la ministre. Le directeur général du CHU d'Angers, Yann Bubien, a été nommé directeur adjoint du cabinet pour la partie "santé", tandis qu'Aude Muscatelli, sous-directrice de l'inclusion sociale, de l'insertion et de la lutte contre la pauvreté à la direction générale de la cohésion sociale (DGCS), a été nommée directrice adjointe de cabinet sur le champ des "solidarités".

    Le conseiller d'Etat, ex-directeur du cabinet de la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, et coordinateur du Conseil stratégique des industries de santé (Csis) depuis 2015, Lionel Collet, a été nommé conseiller spécial d'Agnès Buzyn.

    On note aussi parmi les conseillers d'Agnès Buzyn la nomination d'un autre conseiller d'Etat, Nicolas Labrune, passé de conseiller auprès de la direction de la Haute autorité de santé (HAS) à directeur délégué de l'autorité en mars 2017. Selon les informations du groupe APMnews, il devrait notamment prendre en charge les questions relatives au numérique, aux données et aux produits de santé et à l'innovation.

    Le directeur général de la Caisse autonome nationale de sécurité sociale dans les mines (CANSSM), Laurent Habert, prend quant à lui le poste de conseiller budgétaire et finances sociales et Jacques-Olivier Dauberton, médecin généraliste, celui de conseiller en charge des crises sanitaires.

    Le cabinet d'Agnès Buzyn est également composé d'Isabelle Jourdan, conseillère communication et médias, et d'Anne Beinier, conseillère parlementaire.

    Le numérique sous l'autorité directe de Matignon

    Du côté du secrétariat d'Etat chargé du numérique, dont le portefeuille a été confié à Mounir Mahjoubi (voir dépêche du 19 mai 2017), la composition de l'ensemble du cabinet a été officialisée par un arrêté paru le 2 juin au Journal officiel.

    Hélène Brisset, directrice des systèmes d'information (DSI) au secrétariat général des ministères sociaux depuis l'été 2016 et impliquée dans les projets de transformation numérique de l'Etat depuis sa sortie de l'Ecole Polytechnique en 2000, a pris la direction du cabinet de Mounir Mahjoubi.

    Le secrétaire d'Etat pourra aussi s'appuyer sur Côme Berbain, ingénieur des Mines, nommé conseiller "transformation numérique de l'Etat et sécurité". Il était depuis 2015 sous-directeur adjoint à l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi).

    La nomination de Mathieu Maucort, associé chez McKinsey & Company, au poste de directeur adjoint et conseiller "économie numérique", de Layla Rahhou comme cheffe de cabinet chargée de la communication et du Parlement, et de Naomi Peres comme conseillère "inclusion et innovation publique numériques", complètent le cabinet.

    On notera que court le risque de changer rapidement, en raison de la candidature de Mounir Mahjoubi aux législatives dans le XIXè arrondissement de Paris (16ème circonscription) où il affrontera notamment le premier secrétaire du parti socialiste (PS), Jean-Christophe Cambadelis. En cas de défaite, le secrétaire d'Etat sera contraint d'abandonner son maroquin, réenclenchant la dynamique du mercato.

    Au-delà de ces nominations, on observe un changement important du positionnement du secrétariat d'Etat du numérique au sein du gouvernement. Le décret relatif aux attributions déléguées à Mounir Mahjoubi le place sous l'autorité directe du premier ministre, et non pas du ministre de l'économie comme c'était le cas pour sa prédécesseure, Axelle Lemaire. De quoi, on l'espère, assurer une plus grande transversalité du sujet numérique et ne pas le cantonner aux affaires économiques.

    Le décret prévoit d'ailleurs que Mounir Mahjoubi "prépare et coordonne" conjointement avec le ministre de l'action et des comptes publics, Gérard Darmanin, "la politique de transformation numérique de l'Etat", et "promeut, avec les ministres intéressés, les actions propres à accélérer la transformation numérique de l'économie, des organisations, de l'action publique et des territoires".

    Chaises musicales dans l'administration

    Les administrations publiques sont aussi impactées par cette vague de nominations, Matignon ayant pioché en leur sein quelques conseillers et directeurs de cabinet.

    Ainsi, le directeur de la sécurité sociale (DSS), Thomas Fatome, a été nommé directeur de cabinet adjoint du premier ministre Edouard Philippe. Le poste de DSS est depuis assuré par interim par son adjoint, Jonathan Bosredon.

    Franck Von Lennep, à la tête de la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) depuis mars 2012, a quant à lui pris le poste de conseiller protection sociale et santé à Matignon. Il est remplacé par intérim par Jean-Louis Lhéritier, inspecteur général de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

    Il faut aussi souligner le départ du secrétaire général de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), Edouard Geffray, désigné directeur de cabinet du ministre de la justice, François Bayrou.

    Il est remplacé à ce poste par le maître de requêtes au Conseil d'Etat Jean Lessi, qui avait notamment piloté en 2016 pour la Cnil une mission d'appui juridique sur le règlement général européen sur la protection des données à caractère personnel (RGPD).

    Raphael Moreaux
    raphael.moreaux@apmnews.com

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