L’actualité numérique des industries de santé

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    Etudes

    Apnées du sommeil: les patients globalement favorables au télésuivi

    PARIS (TICpharma) - Les patients atteints d'un syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) sont globalement favorables au télésuivi de leur traitement par pression positive continue (PPC) à l'aide d'objets connectés ou des applications mobiles, par leur médecin et leur prestataire de santé à domicile (Psad), montre une enquête réalisée par les représentants des usagers.

    L'Alliance apnées du sommeil et la Fédération française des associations et amicales de malades insuffisants ou handicapés respiratoires (FFAAIR) ont lancé cette enquête en décembre 2016 pour mieux cerner les besoins des patients et ensuite travailler avec les fabricants afin d'améliorer les dispositifs de PPC.

    Selon les résultats diffusés en mars 2017 par l'Alliance apnées du sommeil, 400 personnes ont rempli l'enquête en ligne et 358 la version papier, tout ou partie, entre le 9 décembre 2016 et le 18 janvier.

    Les répondants sont davantage des hommes (58%), de plus de 51 ans (73,3%). Ils sont globalement connectés puisque 97% déclarent disposer d'un smartphone, d'une tablette ou d'un ordinateur, 92% avoir le wifi et 92,2% utiliser régulièrement internet.

    Près des deux tiers (63,2%) des patients déclarent utiliser des objets connectés et/ou des applications mobiles. Parmi les 160 personnes n'en utilisant pas, 60,6% ont plus de 61 ans.

    Parmi les 435 patients, 413 ont répondu aux questions sur leur traitement par PPC et 394 sur leurs attentes concernant le suivi à distance en particulier.

    Ils sont 74% à se déclarer "favorables" au suivi à distance par le médecin (35% "très" et 39% "plutôt") et 12% "défavorables" (8% "plutôt et 4% "très"), 14% se disant "indifférents".

    Par rapport au Psad, ils sont 63% à être "favorables" (28% "très" et 35% "plutôt") et 17% "défavorables" (8% "très" et 9% "plutôt"), avec 20% d'"indifférents".

    De manière plus précise, 72,3% des répondants sont favorables à ce que leur médecin (et 56,9%, leur prestataire) suive "l'évolution de leur santé (sommeil, poids, tension artérielle, activité...)" si leur PPC était connectée à d'autres appareils.

    Ils sont aussi 78,2% à se déclarer favorables à un suivi autogéré en utilisant leur smartphone, tablette ou ordinateur.

    L'association note que l'intérêt des répondants pour ce "suivi connecté" est toutefois nettement moindre dans les tranches de plus de 51 ans, sans préciser les chiffres.

    Interrogés sur les autres usages de leur smartphone ou tablette, plus des deux tiers (68,8%) de disent favorables à la réception d'informations sur l'apnée du sommeil, 61,4% à l'accès à des guides pratiques sur l'usage de la PPC, 44,4% et 40,1% à la possibilité de participer respectivement à des forums de patients et des visioconférences.

    Parmi 388 patients ayant classé leurs attentes vis-à-vis de l'appareil à PPC par niveau d'importance, les deux tiers plébiscitent la surveillance à distance de l'efficacité du traitement par le médecin (66,8%) et la réception des informations sur l'évolution de leur santé (66,7%), en 4e et 5e places.

    La surveillance à distance de l'efficacité du traitement par le prestataire est retenue par 54,2% des répondants, parvenant à la 6e place du classement.

    Fortes attentes en matière de confort, de facilité d'usage et de bruit

    Les trois premières places correspondant aux demandes des patients pour l'amélioration du confort du traitement (98,4%), de la facilité d'utilisation de la machine (94,3%) et du bruit de l'appareil (93%).

    Les 413 patients semblent plus modérés dans leur appréciation de la machine à PPC, note-t-on. Ils sont 27,6% à trouver qu'il est inconfortable de respirer avec la PPC, 37,9% considérant que c'est confortable et 27,6% y étant indifférents.

    L'appareil de PPC est considéré lourd par 22,3% des patients, bruyant par 17,1% et inesthétique par 14,4%.

    La majorité (84,3%) considère la machine simple d'utilisation, 76,7% facile à entretenir, 53,8% pratique à transporter et 52,6% pratique à utiliser hors du domicile. Plus des deux tiers (68,5%) se sentent bien informés sur la machine.

    La durée moyenne d'utilisation était de 52 mois (entre 1 et 240 mois). Seulement 11,9% des patients ont choisi l'appareil qu'ils utilisent. Parmi ceux qui n'ont pas choisi, c'est le prestataire dans 46,4% et le médecin dans 36,3%; 17,3% ne savaient pas qui avait fait le choix.

    L'association ajoute que le masque de PPC apparaît comme un sujet de préoccupation important et fera l'objet d'une nouvelle enquête.

    Luu Ly Do Quang

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