L’actualité numérique des industries de santé

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    Le consortium AI Dream veut accélérer le développement d'applications d'imagerie médicale à l'aide de l'IA

    PARIS (TICpharma) - Le consortium AI Dream s'est donné pour objectif "d'accélérer le développement d'applications d'imagerie médicale par l'intelligence artificielle" (IA), ont expliqué Baptiste Perrin, directeur de la recherche et développement de GE Healthcare, et Christophe Lala, directeur général France et Europe de l'Ouest, à TICpharma début octobre.

    AI Dream réunit les sociétés Evolucare, Therapanacea, Pixyl, le centre de lutte contre le cancer (CLCC) Gustave-Roussy, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et la Fondation Hôpital Saint-Joseph autour de GE Healthcare. Il a été créé à la suite de l'appel à manifestation d'intérêt "AIT4MI" lancé par le pôle de compétitivité francilien spécialisé dans la santé Medicen Paris Région, est-il indiqué dans un communiqué publié fin septembre.

    Le consortium a souhaité "regrouper des partenaires représentatifs de l'écosystème" de l'imagerie médicale, y compris des soignants, a indiqué Baptiste Perrin.

    Il s'est donné deux objectifs. En premier lieu, "accélérer la filière" de l'imagerie médicale en "apportant une plateforme de visualisation d'imagerie pour aider au développement d'intelligences artificielles".

    "La plateforme web va être déployée à destination des entrepôts de données de santé [EDS] hospitaliers ou du Health Data Hub, qui pourront l'utiliser pour exploiter leurs propres images", a expliqué le dirigeant. GE Healthcare, qui est "leader sur le marché de la visualisation 3D d'imagerie", apporte "la solution technologique de visualisation [de la plateforme] et son expérience dans l'intelligence artificielle et son développement".

    "Le but est de permettre aux sachants de travailleur sur leurs propres images", a-t-il indiqué.

    "C'est une boîte à outils de développement d'algorithmes, puis de certification et de distribution" de ceux-ci, a complété Christophe Lala. "Le but est de diminuer l'échelle de temps entre la naissance de la start-up, la création de son modèle économique et son arrivée sur le marché".

    "AI Dream embarque des outils de description des algorithmes en vue de la création de dossiers de demande de certification CE ou FDA", a précisé Baptiste Perrin.

    Le deuxième objectif de la plateforme est de "créer des cas d'usages en réalisant des projets ambitieux" autour de "trois volets du parcours patient" et ayant un "impact social important", a-t-il continué.

    Le premier cas d'usage porte sur le diagnostic précoce du cancer du foie en imagerie scanner et IRM.

    "Un volet thérapie, en partenariat avec Therapanacea, vise à apporter des solutions de précision et de personnalisation de dosage en radiothérapie dans le traitement du cancer du cerveau. Il y a aussi un volet de diagnostic et prédiction de la sévérité du Covid-19."

    Le dernier cas d'usage porte sur le suivi des patients en oncologie. Il a pour objectif "d'automatiser l'évolution des lésions en oncologie" pour donner aux médecins "une vue de l'évolution de la situation [de la maladie] sur plusieurs dates".

    "Un premier niveau de plateforme qui va supporter l'application" sera mis en production pour le consortium "dans les prochaines semaines", et l'ouverture à "d'autres acteurs" est envisagée "dès l'année prochaine". "Ces cas d'usages sont les preuves de concept de la plateforme. Ils ont convaincu Bpifrance d'investir" dans le consortium, a indiqué Christophe Lala.

    Le consortium bénéficie de 13 millions d'euros dans le cadre du programme investissements d'avenir (PIA), géré par la banque publique d'investissement.

    Son modèle économique repose sur "un prix d'accès très faible à la plateforme, avec plus ou moins d'accompagnement sur certains points des projets, que les acteurs seront libres de prendre ou non", a expliqué Baptiste Perrin. "L'objectif est d'ouvrir l'accès à la plateforme très rapidement, mais il n'y pas encore d'échéance."

    "Les entreprises pharmaceutiques ou de recherche clinique sont susceptibles d'être intéressées, les start-ups aussi. Les centres académiques, hôpitaux, laboratoires mais aussi écoles, ont de la curiosité. On ne se ferme pas de pistes" d'utilisateurs de la plateforme, a-t-il complété.

    L'AP-HP a annoncé en juin collaborer avec GE Healthcare, Orange Healthcare et TheraPanacea "pour la réalisation d’un projet de recherche permettant la création d’une base de données" d'imagerie thoracique chez des patients suspectés de Covid-19, rappelle-t-on.

    LĂ©o Caravagna
    leo.caravagna@apmnews.com

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