L’actualité numérique des industries de santé

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    Le Health Data Hub et le Grand défi "IA et santé" dévoilent les dix lauréats de leur appel à projets

    PARIS (TICpharma) - Le Health Data Hub et le Grand défi "IA et santé" ont dévoilé le 9 juillet les dix lauréats de leur appel à projets "l'intelligence artificielle (IA) pour une expérience améliorée du système de santé", qui bénéficieront d'un accompagnement "humain, technique et financier" pendant un an.

    "L'équipe du hub compte plus d'une trentaine de personnes aujourd'hui, elle a plus que triplé en taille et ce seront entre 60 et 70 personnes qui seront -à la cible- responsables de la mise en œuvre de l'ambitieuse feuille de route dont s'est doté le hub", a déclaré le 9 juillet, son président, Bruno Maquart.

    "De belles avancées ont pu être observées pour les 18 projets accompagnés aujourd'hui par le hub: 13 ont obtenu l'avis favorable du Cesrees [Comité éthique et scientifique pour les recherches, les études et les évaluations dans le domaine de la santé] et 6 sont sur le point de déposer leur dossier auprès de la Cnil [Commission nationale de l'informatique et des libertés]. Une première a été accordée au projet d'Implicity", a-t-il détaillé.

    Après le succès de la première promotion du Health Data Hub, ce deuxième appel à projets, co-organisé avec le Grand défi "IA et santé" et soutenu par Bpifrance, portait spécifiquement sur l'amélioration des diagnostics médicaux par l’IA.

    Les candidats se sont positionnés sur un des deux axes suivants: "développement d’applications à base d’IA à destination des professionnels ou des patients" ou "développement de modèles de populations pour la prévention ou la thérapie fondés sur des techniques innovantes d’analyse de données".

    Plus de 130 candidatures déposées

    Chaque projet retenu dans le cadre de cet appel à projets va bénéficier d'un soutien financier provenant du Grand défi et opéré par Bpifrance d’un montant maximum de 300.000 euros "sous forme de subvention pour des dépenses de recherche et développement et pour une durée de projet comprise entre 12 mois et 24 mois".

    Un accompagnement opérationnel leur sera également apporté de la part du Health Data Hub portant, par exemple sur les démarches visant à accéder aux données, l’appui à la collecte et l’organisation des données, la mise à disposition de moyens de calcul et de stockage ou la mise en relation avec d’autres acteurs de l’écosystème.

    La procédure, ouverte aux organismes de recherche, établissements et professionnels de santé, associations de patients, industriels et start-up était soumise à trois conditions: faire état d’un usage innovant de la donnée de santé, répondre à une finalité d’intérêt public et ne pas contrevenir aux finalités édictées par le code de la santé publique.

    Concrètement, les porteurs de projet devaient prévoir la mise à disposition de jeux de données, de documentation, d’outils ou d’algorithmes créés pouvant servir à l’ensemble de la communauté.

    Au total, "138 dossiers de candidature ont été déposés jusqu'au 1er juin, date de clôture de l'appel à projets", a fait savoir le Dr Alain Livartowski, président du jury et médecin en cancérologie, conseiller médical à la direction de la data de l’Institut Curie. "Sur ces 138 dossiers, 106 projets étaient éligibles, 57 ont été pré-sélectionnés et 21 ont été auditionnés les 6 et 7 juillet par le jury", a-t-il détaillé.

    Il a également souligné la "diversité des porteurs de projets". Les structures publiques et laboratoires de recherche étaient représentés à 48%, les PME à 43%, les grandes entreprises à 5% et les associations à 4%.

    Finalement, ce sont dix projets qui ont été retenus pour cette deuxième promotion du Health Data Hub. Parmi eux, plusieurs sont co-portés par des établissements de santé ou leurs laboratoires de recherche.

    Une forte représentation des établissements de santé

    "Le jury a retenu dix projets, qui, au-delà de leur qualité scientifique ou leurs retombées en termes d’amélioration du système de santé, vont permettre d’enrichir le catalogue de données partagées par le Health Data Hub", a souligné le hub dans un dossier de presse.

    Les dix projets retenus sont:

    • AI-DA Ultrasound

    Porté par la start-up e-Scopics et le CHU de Bordeaux, le projet repose sur une application logicielle utilisant une sonde d’échographie ultra-portable digitale pour les marchés de deux spécialités cliniques: l’endocrinologie et la gastroentérologie. Il doit permettre de guider le professionnel de santé en développant des outils d’assistance au positionnement de la sonde et à l’acquisition de mesures.

    • Apriorics

    Ce projet porté par le CHU Toulouse et l'Institut Claudius Regaud se focalise sur la description microscopique du cancer du sein. Apriorics pour "Apprentissage profond renforcé par l’immunohistochimie pour la requalification d’images de cancers du sein", a pour ambition d’utiliser l'IA afin de décrire les tumeurs de manière précise, extensive et intelligible pour le pathologiste.

    • Apsoren

    Il s'agit du deuxième projet retenu pour le CHU Toulouse, avec comme partenaire la start-up Collective Thinking. Il se concentre sur le traumatisme crânien et a pour objectif de fournir un outil permettant de repérer les patients victimes de traumatisme crânien grâce à l'IA.

    • Daicap

    Le projet est porté par l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et ses partenaires: l'Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria), l'hôpital Edouard Herriot (Hospices civiles de Lyon, HCL), les CHU de Lille, Strasbourg, Bordeaux et la start-up Incepto.

    Daicap pour "Développement d’un outil d’aide à l’interprétation de l’IRM prostatique" a pour but la détection et la caractérisation du cancer de prostate, basé sur l'IA et, plus spécifiquement, l'apprentissage profond par réseau de neurones (deep learning).

    • Deepmap

    Porté par la société Damae Medical, ce projet s'appuie sur l'IA pour faciliter l’utilisation du dispositif d’imagerie par le dermatologue et la compréhension des images par le dermatologue et par le patient et soutenir le professionnel dans l’interprétation des images, la pose du diagnostic, le guidage de l’acte chirurgical ou encore le suivi du traitement du patient.

    • Innerve

    Ce projet est représenté par la start-up Quantmetry et l'hôpital Bicêtre du Kremlin-Bicêtre (AP-HP). Il a pour objectif le développement d’un logiciel de diagnostic précoce des neuropathies des petites fibres, à l'aide de l'IA.

    • Precision-Predict

    Ce projet en oncologie est porté par l'Institut Curie et ses partenaires: le centre Léon-Bérard de Lyon, le centre Oscar-Lambret de Lille, L'Institut du Cancer de Montpellier (ICM), le centre Paoli-Calmettes de Marseille, le centre Jean-Perrin de Clermond-Ferrand, le centre François-Baclesse de Caen et le centre Georges-François Leclerc de Dijon.

    Le projet utilise le moteur de recherche Consore, développé par Unicancer et a pour but de créer une base de données cliniques et d’imagerie médicales (Scanner X et TEP-Scanners) de patients atteints d’un cancer broncho-pulmonaire avec une mutation activatrice de l’EGFR (Epithelial Growth Factor Receptor) et traités par une thérapie ciblée.

    • Sedaar

    Porté par l'hôpital ophtalmologique Fondation Rothschild (Paris) et la société d'analyse d'images ADCIS, le projet consiste à construire une base d’images ophtalmologiques et à développer des algorithmes d’IA d’aide à la décision/interprétation à destination des orthoptistes et ophtalmologistes.

    • Tamis

    Porté par l'école d'ingénieurs Telecom SudParis, l’hôpital Avicenne de Bobigny (AP-HP) et la société d'imagerie TribVN, l’enjeu de ce projet est de coupler l'IA et la production par microscopie holographique de jumeaux optiques super-résolus des frottis sanguins en hématologie.

    • Tarpon

    Ce dixième projet, porté par l'université de Bordeaux et le CHU de Bordeaux, propose de construire un outil de surveillance et de recherche sur le traumatisme (accidents de la route, accidents du travail, accidents de la vie courante, violences, suicides) basé sur le traitement automatisé par l'IA des 21 millions de visites annuelles aux urgences en France.

    Outre cet appel à projets, le Health Data Hub a annoncé le 23 juin dernier l'ouverture des inscriptions pour le "data challenge" en imagerie sur la détection des lésions du col de l'utérus. Là encore, il est co-organisé avec le Grand défi "IA et santé" et la Société française de pathologie (SFP).

    Le challenge se tiendra "de début septembre à début novembre" et les résultats seront annoncés lors du Congrès national de la SFP, début novembre. Les algorithmes les plus performants seront publiquement déclarés vainqueurs et se partageront 25.000 euros.

    Wassinia Zirar
    Wassinia.Zirar@apmnews.com

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