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L’actualité numérique des industries de santé

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    Ad Scientiam traque des biomarqueurs digitaux "précieux" pour la recherche clinique (vidéo)

    PARIS (TICpharma) - La start-up Ad Scientiam se concentre depuis 2013 sur la collecte de biomarqueurs digitaux "précieux" pour la recherche clinique et le suivi des patients dans plusieurs pathologies, et s'apprête à ouvrir "dans les prochains mois" une filiale aux Etats-Unis, a expliqué à TICpharma Liouma Tokitsu, président et cofondateur de la jeune pousse.

    Le principe qui guide l'activité d'Ad Scientiam depuis sa création n'a pas bougé: il s'agit de s'inspirer des tests d'évaluation clinique réalisés dans le cadre d'une consultation avec un médecin pour les transposer au domicile du patient grâce à des applications mobiles associées aux capteurs présents sur tous les smartphones.

    Mesure de la motricité, analyse vocale, test de la vision ou de la cognition: ces applications collectent via le smartphone des données brutes "qui n'ont jamais été disponibles auparavant", permettant un suivi régulier du patient en dehors des quelques consultations chez le professionnel de santé, a mis en avant le président de la société, que TICpharma a pu rencontrer pour un entretien vidéo (voir ci-dessous).

    Des technologies d'intelligence artificielle (IA) traitent ensuite les données pour établir un "score", validé par Ad Scientiam dans le cadre d'essais cliniques afin de démontrer la précision de ces tests.

    Ad Scientiam distingue deux usages de ces outils. Le premier est le suivi du patient entre deux consultations pour évaluer de façon plus régulière l'évolution de son état de santé. Dans ce cas, l'application mobile fait l'objet d'une prescription par un médecin et les données appartiennent au patient, qui choisit de les partager avec les professionnels de santé qui le suivent.

    La start-up peut seulement avoir accès, avec le consentement du patient, à ses données anonymisées, dans le but d'entraîner et d'améliorer ses propres algorithmes.

    Le second usage se déploie dans le cadre d'essais cliniques de phase II et III menées par les industriels du médicament pour "détecter des signaux faibles à côté desquels on pouvait passer auparavant", a relevé Liouma Tokitsu. Ici, les données appartiennent au promoteur de l'étude.

    Ad Scientiam a déjà mené à terme le développement d'un premier outil de suivi de l'évolution de la sclérose en plaques (SEP), baptisé MSCopilot. Dispositif médical marqué CE et prescrit par le neurologue, il a été mis à disposition en novembre 2017 et a fait l'objet d'une étude pour démontrer son efficacité par rapport aux tests standards.

    Il est actuellement utilisé par "plusieurs centaines de patients en France", a précisé Liouma Tokitsu.

    Après avoir démarré en 2013 avec les fonds apportés par ses fondateurs, puis levé 2 millions d'euros en 2017, la start-up se finance désormais "principalement" grâce aux contrats passés avec l'industrie du médicament pour l'utilisation de ses outils dans la recherche clinique.

    Elle emploie 25 personnes à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière (où elle est hébergée au sein de l'incubateur de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière -ICM) et à la station F, et prévoit l'ouverture d'une filiale aux Etats-Unis dès l'obtention de l'approbation de la Food and Drug Administration (FDA) pour MSCopilot, espérée d'ici début 2020.

    Ses équipes travaillent au développement d'autres applications du même type que MSCopilot dans d'autres pathologies comme la dépression, les maladies rhumatismales ou la cardiologie.

    Ad Scientiam a également rejoint en 2019 la "Microsoft AI factory", communauté réunissant une trentaine de start-up bénéficiant d'un accompagnement du géant américain de l'informatique, et remporté un datathon organisé par le laboratoire Janssen France (groupe Johnson & Johnson).

    Raphael Moreaux
    raphael.moreaux@apmnews.com

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