L’actualité numérique des industries de santé

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    Recherche: 11 Espic lancent la plateforme "Respic" pour faciliter les essais industriels

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    PARIS (TICpharma) - Onze établissements de santé privés d'intérêt collectif (Espic), regroupés au sein d'une nouvelle association baptisée "Respic" (Recherche en Espic), ont lancé une plateforme à destination des industriels, sorte de guichet unique, ont-ils annoncé dans un communiqué diffusé cet été.

    La Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne privés non lucratifs (Fehap) avait annoncé en juillet 2018 sa volonté de créer une structure pour coordonner et développer la recherche dans ses Espic.

    Ce projet s'est concrétisé lors de l'assemblée générale constitutive de Respic, qui s'est tenue le 9 avril, a relaté à APMnews (site d'information du groupe APM international dont fait partie TICpharma) Julie Boissier-Lainé, adjointe à la direction de l’offre de soins et de la coordination des parcours de santé de la Fehap, chargée de la recherche, de la référence et du recours.

    Onze établissements adhérents à la Fehap se sont regroupés au sein de cette association, avec le soutien de la fédération:

    • l'Association Hôpital Foch à Suresnes (Hauts-de-Seine)
    • le centre hospitalier Saint-Joseph-Saint-Luc à Lyon
    • la Fondation Hôpital Paris-Saint-Joseph
    • la Fondation ophtalmologique Adolphe-de-Rothschild à Paris
    • le Groupement des hôpitaux de l'Institut catholique de Lille (GHICL)
    • le Groupe hospitalier Diaconesses-Croix-Saint-Simon à Paris
    • le Groupe hospitalier mutualiste de Grenoble
    • l'Hôpital européen à Marseille
    • l'Hôpital privé Marie-Lannelongue au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine)
    • l'Hôpital Saint-Joseph à Marseille
    • l'Institut mutualiste Montsouris à Paris.

    Pour le statut de cette structure, le choix s'est rapidement porté sur une association loi 1901. Cette forme juridique, souple et répandue dans le monde associatif, permet une bonne gestion collective, a expliqué à APMnews le président de Respic, Jean-Patrick Lajonchère, par ailleurs directeur général de la Fondation Hôpital Paris-Saint-Joseph.

    La nouvelle association a décidé d'attendre quelques mois avant d'annoncer sa création afin d'"avoir du concret" à communiquer, a-t-il relaté.

    Sa première action est la création d’une plateforme à destination des industriels. "Celle-ci vise à orienter ces derniers et à faciliter le déroulement des essais cliniques aussi bien concernant les médicaments que les dispositifs médicaux", est-il indiqué dans le communiqué de presse.

    Le principe est d'"apporter une visibilité sur les ressources et les files actives des membres grâce à une cartographie et à des retours directs des services de l’information médicale en cas de demandes plus spécifiques".

    Les industriels pourront aussi continuer à s’adresser directement aux établissements selon leur souhait.

    Depuis avril, l'association a travaillé à la mise en place de ce "guichet unique" pour les industriels, réfléchi aux procédures associées, structuré le site et récupéré des informations des établissements adhérents. Il s'agissait de répondre à un besoin identifié avec le Syndicat national de l'industrie des technologies médicales (Snitem) et avec le Leem (Les entreprises du médicament).

    Pour accéder à la plateforme d'échanges, les industriels doivent répondre à un questionnaire afin de recevoir une invitation.

    La plateforme se fonde sur l'outil Teams de Microsoft, qui est administré conjointement par le Groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph et l'Hôpital privé Marie-Lannelongue, le premier étant responsable des demandes en lien avec des médicaments et le second de celles relatives aux dispositifs médicaux.

    La plateforme collige des données (investigateurs, coordonnées des services, adresses e-mail...) qui seront utiles pour les autres projets de Respic, a observé Jean-Patrick Lajonchère.

    Julie Boissier-Lainé a précisé à APMnews que l'association s'était fixée 8 axes de travail. Outre la plateforme industrielle, Respic travaillera sur la qualité, la vigilance, la méthodologie/les bio-statistiques/l'économie de la santé, les bases de données (Health Data Hub), le juridique/la valorisation, le monitoring et les collections.

    Une expansion attendue en nombre de protocoles de recherche

    Les établissements formant Respic représentent la grande majorité de l'activité de recherche des Espic, probablement plus de 80% voire 90%, a indiqué Jean-Patrick Lajonchère.

    "Le potentiel d'expansion n'est pas dans le nombre d'hôpitaux" pouvant rejoindre l'association mais plutôt "dans le nombre de protocoles de recherche" avec les industriels, a-t-il observé. Cela passe par une amélioration de la visibilité des 11 Espic, une fiabilisation des procédures et l'augmentation de leur rapidité d'action, a-t-il ajouté.

    Respic met en place des pôles ressources pour renforcer les compétences de ses membres (vigilance, méthodologie, juridique, valorisation...) "tout en améliorant les procédures et l’assurance qualité". Pour le moment, l'association n'est pas employeur et chaque établissement met à disposition des personnes qu'il emploie lui-même, a indiqué Jean-Patrick Lajonchère.

    La Fehap précise que ses Espic se classent ensemble au 5e rang français de la recherche clinique, selon les indicateurs nationaux utilisés dans le cadre des financements Merri (missions d’enseignement, de recherche, de référence et d’innovation).

    Au total, ils ont reçu plus de 51 millions d'euros de crédits au titre des Merri dans le cadre de la première circulaire de la campagne tarifaire et budgétaire 2019 des établissements de santé.

    Respic en chiffres (données consolidées 2017)
    • 11 établissements fondateurs
    • 1.739 publications
    • 899 médecins ayant publié en 2017
    • 326 essais cliniques interventionnels promus en interne
    • participation à 857 essais en promotion externe
    • 9.626 inclusions dans des essais interventionnels
    • plus de 91% d’essais industriels clos avec inclusion.
    Caroline Besnier

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