L’actualité numérique des industries de santé

    L’actualité numérique des industries de santé

    Acteurs

    Certifié hébergeur, Microsoft veut mettre "l'intelligence numérique" au service de la santé

    PARIS (TICpharma) - Microsoft a annoncé le 6 novembre l'obtention de la nouvelle certification d'hébergeur de données de santé (HDS) pour ses centres d'hébergement en France et ses services cloud, lui permettant de proposer aux industriels un environnement sécurisé pour mettre "l'intelligence numérique" au service de la santé.

    La loi du 26 janvier 2016 de "modernisation de notre système de santé" a remplacé la procédure d'agrément des hébergeurs de données de santé par une certification délivrée par un organisme certificateur accrédité par le Comité français d'accréditation (Cofrac), rappelle-t-on (voir dépêche du 6 mars 2018).

    A l'occasion des journées "Microsoft experiences18" organisées à Paris les 6 et 7 novembre, le directeur technique et sécurité de Microsoft France, Bernard Ourghanlian, s'est félicité du fait que le géant américain soit "le premier acteur majeur du cloud public" à obtenir la certification HDS.

    Cette garantie assure la conformité des centres d'hébergement de Microsoft, ou datacenters, au nouveau référentiel de certification des hébergeurs, publié en juin au Journal officiel, et aux trois normes internationales sur lesquelles la certification est fondée (ISO 27001, ISO 27018 et ISO 27000).

    Elle assure en particulier la confidentialité, l'intégrité, la disponibilité des données des clients de Microsoft dans le domaine de la santé, et sa capacité à réagir rapidement à toute atteinte à ces données.

    Microsoft a ouvert en mars quatre datacenters en France, trois dans la région parisienne et un dans la région de Marseille.

    La certification HDS constitue "la démonstration que Microsoft a vraiment la volonté de mettre le cloud à disposition de l'ensemble des utilisateurs en France, que ce soit avec le secteur privé, dans la pharma par exemple, ou avec le secteur public et les établissements de santé", a noté Bernard Ourghanlian.

    Cette certification doit permettre au secteur de la santé de "disposer des meilleurs technologies et outils d'innovation permis par le cloud, avec le plus haut niveau de sécurité", a ajouté Laurent Schlosser, directeur de la division secteur public de Microsoft France, insistant sur les "opportunités" offertes aux différents acteurs de santé.

    Parmi les clients qui peuvent bénéficier de cette offre d'hébergement et de services certifiés, il a cité les hôpitaux, les organismes de protection sociale, l'industrie pharmaceutique, et plus généralement l'ensemble des entreprises du monde de la médecine.

    Décloisonnement des soins

    Ces acteurs peuvent utiliser les services cloud de Microsoft pour "décloisonner le parcours de soin", favoriser la coordination des soignants, notamment à travers les outils collaboratifs proposés sur Office 365, ou entraîner des algorithmes de machine learning (apprentissage automatique) pour développer des services de prévention ou de prédiction, a indiqué Laurent Schlosser à titre d'exemples.

    Lors des journées "Microsoft experiences18", Liouma Tokitsu, fondateur de la start-up Ad Scientiam, qui a notamment développé l'application mobile MSCopilot pour le suivi de l'évolution de la sclérose en plaques (SEP) (voir dépêche du 13 décembre 2017), a témoigné des apports de la certification de la plateforme Microsoft Azure pour son entreprise.

    Il a rappelé que pour le développement et le fonctionnement de ses services numériques, qui font appel à des algorithmes d'intelligence artificielle (IA), la start-up devait traiter des volumes massifs de données, dont le stockage et la protection constituent "un véritable challenge".

    "Utiliser la plateforme cloud Azure permet de concevoir une infrastructure sur mesure pour le traitement d'informations, de la collecte de données, leur anonymisation et leur transformation, jusqu'à la conception et le déploiement de nos algorithmes d'IA", a-t-il précisé.

    Apports de "l'intelligence numérique"

    Microsoft a invité plusieurs de ses partenaires à témoigner des apports de "l'intelligence numérique" et des services qu'il propose dans le secteur de la santé.

    La société DXC Technology a présenté l'outil Health 360, développé à partir des services de gestion de la relation client Microsoft Dynamics 365 afin de proposer aux établissements et aux agences régionales de santé (ARS) une plateforme de coordination des soins.

    L'outil InnerEye, faisant appel à l'IA pour segmenter des tumeurs sur des images de radiologie, a également été présenté. Cette solution a été développée par les équipes de recherche de Microsoft avec l'hôpital de la Pitié Salpêtrière (AP-HP, Paris).

    Ces dispositifs sont "emblématiques de ce que le numérique peut apporter" à l'heure où les pouvoirs publics veulent mettre l'accent sur les services de "santé personnalisée", a relevé Racha Abu El Ata, directrice de la division santé de Microsoft France.

    Les technologies numériques, l'IA ainsi que l'infrastructure et la puissance de calcul permises par le cloud, combinés à "l'intelligence humaine des professionnels de santé", constituent des "catalyseurs" pour améliorer les diagnostics, les traitements, mais aussi les prises en charge et la coordination des soins, a-t-elle appuyé.

    Raphael Moreaux

    À suivre

    Roche et MSD planchent sur un futur écosystème autour de la blockchain et des données patients

    Acteurs

    Les GAFAM, nouveaux partenaires des industriels pour l’accès aux données de santé

    PARIS (TICpharma) - Les géants du web comme Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft (GAFAM) détiennent des milliers de données personnelles et sont ainsi des partenaires de choix pour les laboratoires pharmaceutiques, qui cherchent à accéder plus facilement aux données de santé, a constaté TICpharma lors d'une conférence organisée par les Contrepoints de la santé, le 18 janvier.

    0 407

    Acteurs

    Pierre Fabre fait le pari de l’intelligence artificielle

    PARIS (TICpharma) - Pierre Fabre Médicaments a décidé de prendre le virage de l'intelligence artificielle (IA) et mise, pour cela, sur des partenariats avec des start-up identifiées lors de hackathons que le groupe organise, a expliqué son chief digital officer (CDO), Thierry Picard, dans un entretien à TICpharma.

    0 404

    Vos réactions

    Anti-spam : Veuillez saisir le résultat de ce calcul S.V.P
    8 + 8 =