L’actualité numérique des industries de santé

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    Le Syntec Numérique se réorganise pour "faire émerger le secteur du numérique en santé"

    PARIS (TICpharma) - Le comité santé du Syntec Numérique, syndicat professionnel des entreprises de services du numérique, a vu sa gouvernance remaniée au début de l'été et est désormais coprésidé par un binôme composé d'Olivier Vallet, PDG de Docapost (groupe La Poste), et Isabelle Zablit, présidente de Clavesis, qui veulent "faire émerger le secteur du numérique en santé en France".

    "Le comité santé est né de l'écoute des besoins des adhérents du Syntec. Nous souhaitions que le numérique soit identifié comme un secteur porteur en santé", a rappelé Isabelle Zablit le 17 octobre lors d'une rencontre avec la presse.

    Fort de "150 adhérents", le comité a été remodelé en juillet "de façon à ce qu'il représente toutes les personnes membres de l'organisation et qu'il fasse émerger le secteur du numérique en santé en France", a exposé la coprésidente de la structure.

    Au sein de la nouvelle gouvernance, Olivier Vallet représente plutôt les grands noms de la tech en santé, membres de l'organisation syndicale, et Isabelle Zablit "les petites structures".

    Le duo succède à Pierre Leurent, qui s'est retiré à la suite de l'entrée en Bourse, fin mai, de l'éditeur Voluntis, dont il est directeur général.

    "Le Syntec doit être un 'accélérateur' et pour cela, nous avons réorganiser notre comité pour le structurer, le consolider et mettre le numérique au service du patient et du médecin", a expliqué Olivier Vallet.

    Pour apporter leur éclairage sur la question de l'e-santé, aux entreprises adhérentes comme aux pouvoirs publics le requérant, le comité santé du Syntec a lancé "il y a trois semaines" des groupes de travail composés de professionnels du secteur: éditeurs de logiciels, ingénieurs informatiques mais aussi grandes entreprises de la tech dont Atos, Visiomed ou encore Open Health.

    Ces groupes de travail "se sont fixés une trajectoire à trois ans sans calendrier de publication de rapports", a précisé Olivier Vallet.

    Ils devront produire des analyses et propositions sur des thématiques du secteur (données de santé, interopérabilité, télémédecine, nouvelle organisation des soins, etc.) et "être réactifs" aux annonces.

    "Nous assistons à un véritable alignement des planètes. Le numérique devient central en santé et notre enjeu est d'être utile à un niveau industriel et donc de favoriser et accélérer les usages", a indiqué le coprésident du comité.

    Health Data Hub: "réguler l'écosystème des données de santé sans l'administrer"

    En attendant le passage à l'échelle industrielle, le comité santé du Syntec est intervenu sur le projet du Health Data Hub.

    Auditionnée, l'organisation syndicale s'est félicitée de "retrouver [ses] messages dans le rapport" de préfiguration du projet, rendu public le 12 octobre (voir dépêche du 17 octobre 2018).

    Les données de santé "constituent un enjeu majeur pour le pays", "l'Etat doit avoir un rôle de régulateur et non d'opérateur", "le Health Data Hub ne doit pas être une infrastructure centralisée"... telles étaient les propositions -dans les grandes lignes- du Syntec, qui a également publié une note de position sur le projet.

    "Le rapport de préfiguration du Health Data Hub est dans la continuité de ce que nous avions proposé. Nous y avons porté quelques convictions dont celle de faire de l'Etat un régulateur et non pas un opérateur. Quand l'Etat est un opérateur c'est long, comme ce fut le cas avec le dossier médical partagé (DMP)", a pointé Olivier Vallet.

    Pour le comité santé du Syntec, le Health Data Hub doit s'articuler autour de cinq axes stratégiques:

    • favoriser le partage de données dans le respect du droit des personnes
    • accélérer la production de données de qualité par les acteurs de santé
    • développer l'interopérabilité
    • enrichir les données de santé existantes
    • mettre en place une action pluriannuelle dotée d'une gouvernance associant les acteurs.

    "Nous allons être vigilants sur ce projet et pousser l'Etat à l'exécuter. Il ne faut pas que cela se transforme en usine à gaz", a prévenu Olivier Vallet.

    Même tonalité pour Isabelle Zablit, qui a rappelé que, s'agissant du Health Data Hub comme du plan "Ma santé 2022", "les entreprises vont avoir besoin d'engagements, de visibilité et de lisibilité sur la façon dont tout cela va être déployé pour s'organiser et investir".

    Note de position du Syntec Numérique sur le Health Data Hub

    Wassinia Zirar

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