L’actualité numérique des industries de santé

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    Start-up, assureurs, labos: les partenariats qu'il ne fallait pas manquer cet été

    PARIS (TICpharma) - Les rapprochements d'entreprises du champ de la santé et du numérique ne faiblissent pas. TICpharma revient sur les collaborations annoncées cet été entre sociétés technologiques, start-up, assureurs, laboratoires pharmaceutiques et fabricants de dispositifs médicaux.

    La recherche de synergies entre fournisseurs de produits et services tirant profit des nouvelles technologies dans le champ de la santé n'a pas connu de pause estivale. Juillet et d'août ont vu grandir les ambitions et l'appétit d'acteurs très divers souhaitant se positionner sur un secteur de l'e-santé encore émergent.

    Dernier en date: l'accord signé entre la start-up française CardioRenal, basée à Nancy, et la filiale de Servier spécialisée dans l'e-santé, WeHealth by Servier.

    Annoncé le 24 août à la veille du congrès annuel de la Société européenne de cardiologie (ESC) à Barcelone, ce partenariat porte sur le développement règlementaire, la preuve clinique et la commercialisation d'un boîtier connecté conçu par CardioRenal pour les patients insuffisants cardiaques.

    Il permet de mesurer, à partir d'une goutte de sang, trois biomarqueurs indicateurs de l'activité cardiaque (l'hémoglobine, le potassium et la créatinine), et de transmettre les données à un système d'analyse informatique et à un médecin afin que le professionnel de santé puisse adapter ses prescriptions.

    Le directeur de WeHealth by Servier, David Guez, cité dans un communiqué du groupe pharmaceutique, a dit espérer "réduire le taux d'hospitalisation de 40%" grâce à ce dispositif, "ce qui représente en moyenne 6.000 euros d'économie par patient et par an", selon lui.

    Il s'agit du deuxième contrat de co-développement signé par la filiale de Servier spécialisée dans l'e-santé avec une start-up, après le partenariat avec BioSerenity pour la conception de CardioSkin, t-shirt connecté permettant la mesure de l'activité cardiaque 7j/7 et 24h/24 (voir dépêche du 7 juillet 2017).

    C'est du côté du secteur assurantiel que le laboratoire Amgen a pour sa part annoncé un accord cet été, avec l'annonce le 17 août d'un partenariat avec l'assureur santé américain Humana pour "identifier des opportunités" permettant d'obtenir, grâce à l'utilisation de données en vie réelle, de meilleurs résultats en matière de santé.

    Il s'agit en particulier d'utiliser des objets connectés, des applications et des dispositifs médicaux connectés par bluetooth pour se concentrer sur la collecte de données sur un panel de patients atteints de maladies "graves": maladies cardiovasculaires, ostéoporose, troubles neurologiques, maladies inflammatoires et cancer.

    Toujours aux Etats-Unis, l'américain Berg, qui a recours à l'intelligence artificielle pour découvrir de nouveaux médicaments, a indiqué en début de semaine avoir signé un accord de recherche avec AstraZeneca en neurologie, pour un montant non précisé.

    Les deux partenaires vont identifier et évaluer de nouvelles cibles et solutions thérapeutiques pour traiter les troubles neurologiques, dont la maladie de Parkinson. AstraZeneca va fournir à Berg des fragments chimiques sur lesquels la société américaine va travailler.

    Selon Reuters, AstraZeneca aura une option pour prendre en licence les composés découverts dans le cadre de la collaboration.

    Au chapitre des partenariats déjà existants, et reconduits ou renforcés cet été, on notera l'extension de l'accord entre le fabricant d'inhalateurs connectés, Propeller Health, et le groupe GlaxoSmithKline (GSK), pour la commercialisation d'une version de l'inhalateur Ellipta associée à un capteur connecté.

    Les deux sociétés collaborent depuis 2015 sur le développement de cette technologie, jusqu'ici utilisée dans le cadre d'études cliniques dans l'asthme et la bronchopneumopathie chronique.

    L'association d'Ellipta et du capteur, destinée à améliorer le suivi du patient et son observance, a été homologuée en Europe et aux Etats-Unis fin 2016. L'inhalateur connecté doit notamment être proposé avec une trithérapie fixe développée par GSK dans la BPCO. Une demande d'autorisation de mise sur le marché (AMM) est en cours d'examen pour ce produit des deux côtés de l'Atlantique.

    On notera également le renforcement de la collaboration entre Sanofi et l'entreprise américaine Evidation Health pour les 3 ans qui viennent, afin d'exploiter la plateforme informatique de cette dernière, baptisée Real Life, et permettre au groupe français de "mieux comprendre le poids de la maladie sur le quotidien des patients et de développer des solutions innovantes pour améliorer les résultats thérapeutiques.

    Fin juillet, le laboratoire Roche a pour sa part annoncé un accord de collaboration avec la société de conseil Accenture afin de développer une plateforme de données intégrant tous les produits, solutions et services de Roche qui mettent en relation les diabétiques, leurs soignants et prestataires de soins et fournissent un support personnalisé aux patients.

    Toujours dans le diabète, le groupe Air Liquide a annoncé coup sur coup cet été son entrée au capital de la start-up DietSensor, conceptrice d'une application de suivi et de coaching nutritionnel, et une prise de participation, pour un montant non communiqué, dans Diabeloop, start-up française qui développe un pancréas artificiel électronique.

    Raphael Moreaux

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