L’actualité numérique des industries de santé

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    Oncodesign présente sa stratégie dans l'intelligence artificielle

    DIJON (TICpharma) - La société de service à l'industrie pharmaceutique Oncodesign a présenté le 21 mai la stratégie de son unité commerciale dévolue à l'intelligence artificielle (IA), à l'occasion de l'inauguration de son nouveau siège social à Dijon.

    Cette business unit, créée en avril 2020, est chapeautée par Stéphane Gerart, qui a notamment dirigé le développement commercial de la biotech Sophia Genetics. Docteur en immunologie et polytechnicien, Stéphane Gerart est également directeur des systèmes d'information (DSI) d'Oncodesign.

    Le but est "d'accélérer et fiabiliser la découverte de médicaments" à l'aide d'une plateforme développée par Oncodesign.

    Baptisée Oncosniper, la plateforme est en cours de développement en partenariat avec le laboratoire CIAD (Connaissance et intelligence artificielle distribuées) de l'université de Bourgogne-Franche-Comté, dans le cadre d'un laboratoire commun (LabCom) entre les deux parties autorisé en mars. Elle possédera "plus d'un pétaflop de capacité de calcul".

    Une base de données est en cours de construction pour alimenter la plateforme. Elle est constituée de données d'oncologie publiques et de données propriétaires, a expliqué Stéphane Gerart.

    La plateforme se concentre sur les premières étapes du processus de drug Discovery, l'identification et la validation de nouvelles cibles thérapeutiques, afin "d'aider Oncodesign et ses partenaires dans leurs choix de R&D".

    La société a également annoncé un partenariat avec Intersystems. Oncodesign utilisera la plateforme Iris for Health de l'éditeur d'informatique de santé pour "collecter et uniformiser les données de santé", a indiqué son PDG, Philippe Genne.

    Oncodesign "utilisera le réseau d'Intersystems pour collecter des données", a-t-il ajouté. Le dossier patient informatisé (DPI) d'Intersystems, Trakcare, est utilisé entre autres par les centres de lutte contre le cancer (CLCC) de Nice, Toulouse, Reims et Dijon.

    De plus, la société ambitionne de créer un "campus virtuel d'open innovation" pour "rassembler les acteurs de l'IA et de la découverte de médicaments", appelée FeredAIdd, a annoncé Stéphane Gerart.

    Le but est de faciliter "les échanges de compétences, de technologies, de connaissances et de données", en particulier autour des implantations d'Oncodesign.

    La société possède un centre de recherche à Villebon-sur-Yvette (Essonne), acheté à GlaxoSmithKline (GSK) en 2016, où elle emploie 130 personnes. Elle est présente à Montréal, avec un site de production d’études en pharmacologie qui emploie une dizaine de personnes, et à Boston, avec une filiale commerciale. Son implantation à Dijon rassemble 105 personnes autour de ses locaux et laboratoires historiques et du bâtiment inauguré le 21 mai. Ce dernier, situé à proximité immédiate des locaux que la société occupe depuis 2004, accueille le siège social, les fonctions support et les unités commerciales biotech et IA.

    L'unité commerciale IA compte cinq scientifiques des données et un architecte de données, mais "des postes sont ouverts, ça devrait doubler d'ici la fin de l'année", a ajouté Stéphane Gerart.

    L'investissement dans l'unité commerciale n'a pas été dévoilé mais se chiffre "en millions". Elle n'a pas encore de revenus, mais un objectif de 5 millions d'euros de chiffre d'affaires a été fixé pour 2023.

    Son modèle économique sera similaire à celui d'Oncodesign, a indiqué le directeur. Elle proposera des services d'analyse ou d'aide à l'analyse de données à l'industrie, des licences de cibles thérapeutiques, et "beaucoup de partenariats" à l'image d'Oncosnipe.

    Ce projet de recherche sur les patients résistants aux traitements anticancéreux est conduit par Oncodesign, qui a financé "la majorité" des 12 millions d'euros investis, en partenariat avec les sociétés Expert System, Sword, et Acobiom; des établissements de santé et des institutions de recherche.

    Des discussions pour de futurs partenariats en oncologie sont en cours avec "de gros industriels" et "des académiques, pour l'accès aux données" qui est un "gros enjeu".

    Le pipeline "progresse vers la phase clinique"

    Par ailleurs, le pipeline d'Oncodesign "progresse vers la phase clinique", a déclaré le directeur scientifique de la société, Jan Hoflack.

    Son traceur par imagerie TEP pour l'EGFR muté dans le cancer du poumon "s'apprête" à entrer en phase III.
    L'inhibiteur de la kinase LRRK2 dans la maladie de Parkinson développé dans le cadre d'un accord avec Servier termine la phase de lead optimization.

    L'ambition de la société d'avoir 3 candidats médicaments en essai clinique en 2023, et "d'emmener l'inhibiteur de RIPK2 dans les maladies auto-immunes jusqu'à la phase d'IND" (Investigational New Drug, demande d'autorisation d'essais cliniques).

    Enfin, Oncodesign ambitionne de multiplier son chiffre d'affaires par deux en 2023, à 50 millions d'euros en 2023, et de dégager "15 à 20% d'Ebitda" cette même année, a déclaré Philippe Genne.

    Elle mise notamment sur l'identification de nouvelles cibles thérapeutiques pour les patients cancéreux résistants ou insensibles aux traitements, et les "nouvelles approches" utilisant l'IA pour la découverte de médicaments.

    La société a annoncé début avril un bénéfice de 2,1 millions d'euros en 2020, en hausse de 31%, et un CA de 25,5 millions d'euros, en recul de 5%, rappelle-t-on.

    LĂ©o Caravagna
    leo.caravagna@apmnews.com

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