L’actualité numérique des industries de santé

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    L'Ă©dito hebdo

    Wassinia Zirar

    Sérialisation: France MVO ne répond plus

    Alors que les pouvoirs publics attendent des quelque 22.000 officines qu'elles se conforment à la réglementation relative à la sérialisation du médicament "d'ici la fin de l'année", un grain de sable est venu enrayer la machine. Le 18 octobre, France MVO, l'organisme chargé de mettre en œuvre la réforme, a décidé la fermeture temporaire de son service de connexion manuelle des logiciels de gestion d'officine (LGO) au système de vérification national NMVS (National Medicines Verification System). Pour se connecter, les pharmaciens ont, en effet, le choix entre une procédure manuelle via France MVO ou automatique grâce au connecteur du Conseil national de l'ordre des pharmaciens (Cnop), moyennant 44 € par an. Un tarif, sinon rédhibitoire, toujours mal accueilli par les professionnels qui ne veulent pas payer. Le 15 octobre, l'éditeur Winpharma a encouragé ses clients officinaux à s'inscrire sur France MVO. Sur son site, il leur conseille de "choisir l'option 'se connecter directement via procédure manuelle'", précisant bien qu'il n'y a "aucun frais d'inscription n'est à payer". "Cela a conduit à une saturation. Nous sommes passés de 15/20 demandes de connexion manuelle par jour à une soixantaine par heure", a expliqué le 20 octobre à TICpharma Philippe Gendre, chef de projet "sérialisation" chez France MVO. "Nous avons décidé de bloquer les inscriptions manuelles pendant une quinzaine de jours et nous sommes en train de faire évoluer notre système informatique pour automatiser certaines tâches." Un effort de modernisation qui ne garantit pas le succès de la réforme entrée en vigueur le 9 février 2019. Avec 2.000 officines connectées à date, la France affiche un retard important et les pouvoirs publics soufflent le chaud et le froid. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2022 a, ainsi, prévu des sanctions financières allant de 350 à 10.000 € par an contre les officinaux récalcitrants. Toutefois, la question d'un soutien financier pour les aider à mettre leurs logiciels en conformité fait l'objet de débats au sein du ministère. Une illustration du "en même temps", fil rouge du quinquennat qui, ajouté aux aléas techniques, rend inaudible une réforme déjà peu entendue.

    Wassinia Zirar

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