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    Un chatbot en test pour les patientes atteintes d'un cancer du sein

    PARIS (TICpharma) - Le réseau social de proximité Mon réseau cancer du sein a lancé à l'occasion du mois de sensibilisation sur le cancer du sein Octobre rose le robot conversationnel "Vik sein" développé avec la start-up Wefight afin de répondre en ligne aux questions des patientes atteintes d'un cancer du sein.

    Capture d'écran d'un échange avec Vik Sein
    Cet agent conversationnel, ou chatbot, accessible depuis la messagerie instantanée Facebook Messenger, est décrit par le directeur général de Wefight, Benoît Brouard, comme "une nouvelle entité dans le parcours de soins des patientes, qui reste neutre et fournit une réponse instantanée à des questions du quotidien".

    Reposant sur des outils d'intelligence artificielle (IA) et de traitement automatique du langage naturel, Vik analyse les questions posées par l'utilisateur pour lui proposer quasi instantanément une réponse personnalisée.

    Les questions peuvent être d'ordre médical (quels effets secondaires du traitement, comment prendre le traitement, quel impact sur ma fertilité?, etc.) ou pratique (quel remboursement de la sécurité sociale pour une perruque, comment limiter la perte de cheveux, à quelles associations puis-je m'adresser?, etc.).

    Vik peut, à la demande de la patiente, lui rappeler ses rendez-vous médicaux ou les moments de prise de traitements oraux pour favoriser une meilleure observance.

    L'utilisatrice peut aussi recourir à Vik pour déclarer un effet secondaire de son traitement ou relever ses symptômes.

    Une version beta de l'outil a été testée par une trentaine de patientes de Mon réseau cancer du sein l'été dernier afin d'apporter une "expertise patient" aux développeurs de la start-up Wefight.

    Capture d'écran Vik Sein

    La fondatrice du réseau, Laure Guéroult-Accolas, a expliqué avoir trouvé un "intérêt immédiat" à cet outil qui permet de "dialoguer et d'accéder rapidement à une information très concrète, validée par des médecins et formulée dans un langage simple".

    Elle a souligné que l'outil pouvait aussi être utilisé par des proches des patientes afin de savoir comment mieux les aider et les soutenir.

    Une étude au CLCC de Reims

    Vik va faire l'objet d'une étude clinique à l'Institut Jean-Godinot à Reims, afin d'évaluer l'apport de l'agent conversationnel pour le recueil prospectif et le suivi de la toxicité des chimiothérapies anticancéreuses en vie réelle, a-t-on appris à l'occasion de son lancement.

    L'étude doit débuter en novembre. Elle suivra une cohorte de 100 patientes utilisant Vik comme carnet de suivi pour sauvegarder et grader les effets secondaires ressentis pendant leur chimiothérapie, sans intervention des équipes soignantes.

    Plusieurs études récentes ont démontré l'intérêt d'utiliser des outils informatiques pour rapporter en ligne et en temps réel les symptômes des patients souffrant de cancers métastatiques, et plus particulièrement de cancer du poumon, rappelle-t-on.

    La start-up Wefight entend développer de nouvelles déclinaisons de son outil Vik dans d'autres types de cancers et maladies chroniques, et proposer son robot conversationnel en marque grise à des associations de patient, des structures ou des industriels de santé.

    Elle travaille également au développement d'un tableau de bord pour les professionnels de santé, remontant les principales informations recueillies par Vik, comme les effets secondaires et les symptômes, afin de permettre le suivi à distance des patients.

    Le directeur de Wefight, Benoît Brouard, espère déployer cet outil de télésuivi, encore au stade de la preuve de concept, dans les hôpitaux et centres de lutte contre le cancer (CLCC) "d'ici janvier 2018".

    Raphael Moreaux

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