TIC Pharma

    L’actualité numérique des industries de santé

    Etudes

    Bonne adhérence de patients en rhumatologie aux objets connectés (étude)

    276

    PARIS (TICpharma) - Les résultats d'une étude sur l'utilisabilité des objets connectés en recherche clinique et épidémiologique sur des patients en rhumatologie, publiés dans la Revue d'épidémiologie et de santé publique, font état d'une bonne adhérence à un bracelet connecté mesurant leur activité physique.

    Cette étude multicentrique intitulée "ActConnect" a suivi, de janvier à juin 2016, 177 patients de la région parisienne diagnostiqués pour une spondylarthrite ou une polyarthrite rhumatoïde, majeurs, et dotés d'un smartphone et d'une connexion internet.

    Son objectif était d'évaluer sur 3 mois l'adhérence au monitoring de l'activité physique par le port d'un bracelet connecté motivé par le médecin ou le spécialiste habituel.

    Une montre connectée de la marque Withings (groupe Nokia) a été confiée aux patients, qui avaient la charge de la synchroniser régulièrement avec leur téléphone par Bluetooth.

    Seules les journées avec plus de 8 heures de port de la montre étaient comptées. En cas de non synchronisation avec le téléphone après 4 jours, les données antérieures étaient perdues du fait des limites de la mémoire du dispositif.

    L'acceptabilité de l'objet connecté par les patients était évaluée sous la forme d'un questionnaire réalisé après 90 jours. Leur adhérence était déterminée en fonction du nombre moyen de jours pendant lesquels le bracelet a été porté et les données transmises au smartphone.

    Les résultats de l'étude, présentés lors du 9ème colloque de l'Association française des sociétés de recherche clinique sous contrat (Afcros) (voir dépêche du 16 juin 2017), font état d'une bonne adhérence au bracelet, porté en moyenne 87,9% du temps sur 3 mois.

    Près de 8 patients sur 10 portaient encore le bracelet à la fin de l'étude.

    L'acceptabilité du bracelet a reçu des patients une note moyenne de 8,5/10. On note toutefois que 31 patients (18%) ont eu besoin d'aide pour la première synchronisation entre le bracelet et leur smartphone.

    L'étude visait également à distinguer les facteurs favorisant l'adhérence au port du bracelet parmi le sexe, l'âge, une obésité éventuelle, l'activité professionnelle, le niveau d'étude, le type de rhumatisme, la durée d'évolution et l'évaluation globale de la maladie par le patient, en comparant les patients adhérents et les non-adhérents. Mais aucun de ces facteurs n'est apparu déterminant pour prédire l'adhérence sur la population étudiée.

    On note également que 63% des patients suivis ont estimé que l'utilisation de la montre connectée leur a permis d'augmenter leur activité physique, et 73% ont eu le sentiment que les données enregistrées reflétaient bien leur activité au quotidien.

    A l'issue de l'étude, 89% des patients se sont dits intéressés par l'utilisation d'objets connectés dans le cadre de leur prise en charge médicale.

    Les auteurs de l'étude soulignent en conclusion que "la quantité de données générée (3,5 millions de points) constitue une difficulté en termes d'analyses et requiert des agrégations à la journée, notamment dans le but d'étudier les liens entre les évolutions de l'activité physique et le niveau de l'activité de la maladie".

    Parmi les 177 patients suivis, 36% étaient des hommes et l'âge moyen était de 45,4 ans, majoritairement en activité professionnelle (75,7%). La durée moyenne d'évolution de la maladie était de 10,3 ans et 54% des patients étaient traités par un traitement de type biothérapie. Moins d'un quart des patients (22%) avait déjà utilisé un dispositif de suivi de l'activité physique.

    (Revue d'épidémiologie et de santé publique, volume 65, supplément 3, juin 2017)

    Raphael Moreaux

    À suivre

    Consommation de médicaments: l'outil Eureka Med' (Heva) surfe sur l'open data de l'assurance maladie

    Etudes

    Les applications mobiles de santé encore peu recommandées par les pharmaciens

    PARIS (TICpharma) - Près de trois pharmaciens sur quatre interrogés dans un sondage réalisé par Direct Medica, Medappcare et Le Moniteur des pharmacies, indiquent ne pas recommander d'applications santé à leur clientèle.

    0144

    Etudes

    L'ANSM recommande de faire évoluer les normes appliquées à la sécurité des logiciels médicaux

    PARIS (TICpharma) - L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a publié cet été une étude sur la sécurité des logiciels médicaux, formulant des "propositions d'améliorations normatives" et des recommandations pour les fabricants de logiciels de dispositifs médicaux.

    0150

    Vos réactions

    • R

      Rédaction

      Bonjour "Vigilance Orthographe",
      Nous avons utilisé le terme d'"adhérence" afin de rester fidèle à l'étude française qui cite bien parmi ses objectifs celui d'évaluer "l'adhérence" au monitoring de l'activité physique. Elle définit la notion de patient "adhérent" par le port de la montre connectée au moins 80 jours, comme mentionné dans l'article. Il ne s'agit donc pas d'une erreur mais d'une reprise du vocabulaire employé dans l'étude.

      26/07/2017 à 11:52

      Signaler un abus au modérateur

    • V

      VIGILANCE ORTHOGRAPHE

      ADHERENCE??? ne voulez vous pas dire plutôt "adhésion" ???

      26/07/2017 à 11:48

      Signaler un abus au modérateur

    Anti-spam : Veuillez saisir le résultat de ce calcul S.V.P
    2 + 9 =